
Abandonnée, film de Nacho Cerdà, m'a foutu une tres bonne claque. Les films d'horreur, habituellement, ca me divertit plus qu'autre chose, mais celui la m'a vraiment plongé dans la terreur (margaux ne me contredira pas), ca m'etait pas arrivé depuis le premier visionnage de blair witch, y'a 7 ans (ca explique aussi)

Bon alors d'abord l'histoire, pas specialement originale : une quarantenaire americaine orpheline essai de retrouver ce qui est arrivé a ses parents, surtout sa mere assassinée etrangement. Pour cela elle reviendra dans son pays natal, la Russie, et n'obtiendra comme seul indice la maison ou elle est née, située sur une ile isolée, rejointe par un seul et simple pont. Comme par hasard la demoiselle ne sait pas nager, ca arrange le truc, enfin bref. Bien sur elle y arrive de nuit grace a un monsieur etrange et son camion, mais elle finira livrée a elle meme seule dans le noir et dans la forêt. Elle trouve finalement sa maison, vide, delabrée. Elle entre donc, afin de voir l'etat des lieux et trouver des indices sur sa famille, mais elle se rendra vite compte qu'elle n'est pas seule...
Bon voila, pas tres original comme je le disais, et on epargne les incoherences, mais...

...l'interet, c'est le décor, sale, clostrophobique, horrifique, humide, et sombre, tres sombre. On se perd en meme temps que le personnage dans un dédale de couloirs affreux, de portes qui semblent s'ouvrir et se fermer dans tout les coins, de miroirs coupant la sensation de solitude...la photographie est superbement travaillée, une couleur sombre, la lumiere sont faible, mais tout de meme guide dans cet enfer. Et la bande sonore, mon dieu, des bruits partout, pas toujours identifiables, un silence parfois terrorisant. L'heroine et le spectateur sont livrés a eux meme et connaissent la meme tension. Enfin, c'est surtout le cas pour le milieu du film, je me rendais compte a quel point mon coeur battait, dans un malaise constant, et je me suis même retrouvé a mon insu la main essayant de cacher mes yeux pour pouvoir m'échapper de ce climat. Faut dire aussi que le fait de n'etre que 2 dans la salle influencait, mais je me disais que, seul, j'aurai pas tenu le coup. Le film m'a même laissé une emprunte toute la soirée, le fait de rester seul dans le noir et d'y repenser me foutait une frousse d'enfer, c'est un peu du masochisme d'aller voir un film comme ca mais bondiou ca fait du bien de se retrouver petochard face a cet art illusoire !
Commentaires