Levés a 8h la tete dans le cul, le reveil fut neanmoins possible grace a ce qui nous attendait le soir : le fameux concert des Diru
Petit passage chez ma tante, avec en cadeau juste avant le delicieux chant de la receptionniste qui a reussie a nous faire pouffer de rire dans l'ascenseur...puis redescente pour aller chercher des
croissants et pains au chocolat, avant de finalement partir rejoindre la Pauline place d'Italie pour faire les courses pour la journée
Arrivée a Champion, gros bordel : Que choisir ? et surtout dans quels rayons sont les produits recherchés ?
Apres ca passage eclair chez Momo pour prendre sac et parapluie, et en route pour le zenith ! (a pied)

Nous longeons donc le canal, et
passons devant la cité des sciences et la Geode ou l'envie d'immortaliser le moment se fait ressentir. Gueules de cons powaaa comme je le dit toujours...
Nous arrivons enfin pres du zenith, mais succombons a la tentation de faire du tourniquet...bref, nous y arrivons.
Il doit y avoir deja une trentaine de personnes, donc quelques une presentes depuis au moins la veille...comme prévu beaucoup de gens deguis...heu, dans un style tres japonais. Nous nous mettons
dans la queue, et pret pour une attente interminable (il est alors 11h30).

Nous mangeons, buvons, Pauline
fait un croquis de la facade du zenith, je joue a FFTA, Pauline lit, Momo s'emmerde, je vais pisser derriere un arbre, Momo et Pauline partent aux toilettes derriere la queue qui s'agrandit (y'en
avaient j'etais pô au courant...), nous discutons, attendons...c'est long quoi. Puis dans l'apres midi les premieres balances resonnent, surtout la grosse caisse (et pas de connotations merci).
J'arrive a reconnaitre conceived sorrow, et la tension monte au sein des futurs spectateurs.
La nuit commence a tomber, la foule s'agrandit derriere nous, et devant nous (ba ouai y'en a qui grugent c'est normal, dont la fameuse "face de phoque" que l'on a ainsi surnommé). Puis la filtrage
pour l'entrée au zenith s'installe, la foule se presse, la foule stresse. La promiscuité commence. Il est 18h et l'entrée se fait. Nous arrivons devant les portes du zenith, "nous y sommes". Et on
se retrouve dans la fosse, au milieu, tout en ayant une bonne vue en etant assez proche de la scene. On réalise pas encore que quelques heures nous verrons un groupe qui nous offre un panel
d'emotions depuis maintenant plus d'un an et demi...
Pendant une heure nous avons le temps d'etudier certains cas autour de nous : des j'en-foutiste aux excitées, en passant par les imbeciles, tout y passe. On se regarde avec horreur...

Mais la premiere partie commence
: The Omega Truth. J'avais caracterisé ca de punk melodique, mais c'etait plus du punk/metal/screamo assez sympa, qui n'a pas reçu un accueil trop froid.
Encore un peu d'attentes, sous les cris de deux gamines a coté de moi qui mouillaient deja...elles s'extasiaient ainsi sur une echarpe pleine de vomi par terre pres de nous : "haaa mais ca pue
!
-Vous savez mesdemoiselles, le mieux plutot que se plaindre et la bouger vers d'autres gens qui la remettent vers nous, ce serait de la trainer derriere nous, pour que tout le monde fasse pareil et
qu'elles se retrouvent la ou y'a personne...
-Ouaaaiiii mais non, on va pas la trainer avec nos pieds c'est degueulasse, on la laisse la. Haaa ca pue ! aller je fume ca sentira moins comme ca (comme si ca allait faire disparaitre l'odeur).
Heuuuu, qui c'est qui fume une cigarette au chocolat ?!!!! Ca sent (rires de connes)"
Et enfin les Diru arrive sous un bruit monstre...je vais essayer de decrire par chanson, mais je me goure peut etre dans l'ordre de la set list.ca commence avec Deity, une assez vieille chanson
tout de même. Les riffs pleuvent, puis vient l'arpege, ou les zicos commencent a saluer le public, suivi de l'arrivée de Kyo sur sa caisse metallique (faut pas oublier que c'est un nain), sous les
cris, et commence son chant russe. Le public est deja chaud, ca bouge, et les premieres personnes evacuent la fosse (surtout des excitées du debut)
Et vient Merciless cult. Ca pete y'a pas a dire, peut etre trop, les mouvements de foule sont violents, on ne bouge plus manuellement, mais automatiquement, certaines personnes tombent...et drole,
on entend pas grand chose a cause des cris.
Lie buried a vengeance, grosse chanson de porc, ca bouge encore plus. Un pauvre con derriere moi prend son pied mais s'amuse surtout a pousser des gens, sans pogotter ! il pousse pour son plaisir,
ou plutot, il jette. Il me saoule, que fais je ? ba je le jarte, ou lui demande en rigolant de se calmer...mais l'a mal pris, je comprend apres tout. Mais merde, qu'on pogotte je m'en fout, quoique
on profite pas du concert, mais on balance pas les gens dans un simple plaisir en risquant de tuer ceux qui tombent comme des mouches (alors qu'on les voit). Bref, le tout continue avec disabled
complexe, chanson tres progressive. Ca pete beaucoup, tout le monde est show wouhou.
Repetition of Hatred, bourrine aussi, héhé, le concert commence bien. Je commence un peu a distinguer le concert, moi qui avait peur de ce debut, je voyais rien, n'entendais rien, je pensais que
j'allais crever...et puis a partir de la, le nirvana : le groupe bouge, delire, Kyo fout l'ambiance tout en montrant son vrai coté : la bête de scene. Son chant sera juste tout le long du
concert.
Vient agitated screams of maggots, rapide et tranchante qui envoie pas mal en live il faut avouer.
A sa suite, plus calme : the final. Tout le monde reprend le refrain, une veritable communion s'etablit. Sur le "Final" Kyo commence son interlude vocal, frissonnant.
Finissant sur un cri aigue percant, on peut entendre les premiers sons d'Obscure. En entendant ca, excusez moi l'expression, j'ai cru chier dans mon froc. J'ai eu peur qu'ils ne la fassent pas. Les
premiers riffs resonnent, et j'ai a peine le temps de glisser a Momo "ca va chier" qu'effectivement tout explose. Le refrain quand a lui est superbe, Kyo ne le chante pas (mais le public oui), mais
se contente tout de meme de pousser une note aigue, ce qui rend une nouvelle musicalité a cette perle. Je n'ai pas encore parlé des lumieres, vivement critiqués a la suite du concert, mais que j'ai
trouvé plutot bien. Toute l'ambiance est la, une sensation de fin du monde. Kyo finit par mettre son tee shirt blanc sur la tete, metamorphosé alors en fantome, tout en chantant et
headbangant...magique
Et la, Dozing green. La chanson, deja magnifique, l'est encore plus en live. Intense, je ne vois pas quoi dire de plus. Puis un deuxieme interlude vocal.
Conceived sorrow, calme, impose son ton sombre dans toute la salle. Kyo finit a capella par la premiere phrase du refrain.
Dead tree. Rien qu'aux premieres notes j'ai frissonnait. L'arpege demarre, son rythme groovy aussi. Kyo est juste. Vient le pont : No one wants the present. Une explosion de son. C'est a partir de
la que j'emploie l'adjectif "apocalyptique" pour decrire l'atmosphere du concert donnée par le groupe : Kyo saute en rythme, se defoule, suivi de toshiya die et kaoru (meme lui !). Le refrain est
lui aussi superbe, avec les lumieres jaunatres braquées sur un Kyo balancant son chant plaintif.
Enchainant sur ryoujoku, melodique et forte a la fois, une perle aussi.
Grief et Deeper vileness exploseront le tout avant le rappel apporté par un Kyo en pantin.

Apres une petite pause, revoila
le groupe pour Drain away, chanson bien melodique qui fera chanter la foule
Ugly sura surement le point d'orgue du concert, le chant psychopatique, les riffs tranchants. Lors du break, laissant seul la batterie, nous cher Public nous mettront tous en rythme en lancant
"hey" les bras en l'air. Kyo s'y mettra avec nous, criant un certain nombre de fois "Paris !". La fusion se fait avec le groupe, avant que le tout reparte pour de bon. Moment intense
Et paf (ca a fait des chocapics), clever sleazoid. Le public chante, Kyo chantera tout de son coté (ce qui est rare), rapide et puissant.
Saku...peuh ! cris, rafales de double pedales, martellement, riff devastateurs et refrain ultra melodique. Comme promis j'appelle mon petit JB tout en prenant mon pied comme une pisseuse (ouai les
vieilles remarques elle fusent je sais).
Le final sera monstrueux : the IIIrd empire. Riff de malade encore, et les cris de toshiya soutenus qui finira par levé son micro et le pied sous l'oeil paniqué du technicien. Tout pete, c'est la
fin. Le groupe, visiblement heureux, salue son public, jette des mediators et baguettes, balance de l'eau, crache meme l'eau, ou la biere, les bouteilles partent.
C'etait de la folie, il faut le dire. Violent et eprouvant. Regardez nos têtes, celle de Pauline bien ecarlate, et mon pull trempé (pu de places dans mon sac). Et ce depuis la 2nde chanson ! Les
aliments seront aussi completement ecrasés dans mon sac.
On finit par sortir, passant par le merchandising un peu cher. Dehors des posters sont a vendre, mais vraiment pourris : blancs, avec une photo ultra pixellisé datant de y'a 10 ans, avec ecrit "Dir
en Grey en concert" avec une police de Paint en rouge...au debut 3 euros, et en avancant on finit par en trouver a un euro...on craquera finalement, et Momo nous les offrira
"L'after" se fera chez Pauline. On mangera et boira comme des trous pour recuperer toute l'energie depensée. Apres deux delires nous laisserons Pauline et rentrerons pour une petite nuit de sommeil
chez Momo.
Reveil difficile, petit dejeuner, nous partons pour Virgin afin de trouver un ou 2 cd a acheter : ce sera mirror de Despair's ray pour moi, et Mucc et Diru pour Momo (kuchiki no tou et the marrow
of a bone). Malheureusement nous arriverons a la bourre au resto ou nous ont invités mon oncle et ma tante (resto chic de plus est). Le vin coule et c'est la tete tournante que nous le quittons
(surtout en se relevant trop vite) pour rejoindre Pauline afin d'aller passer ma derniere heure a Paris dans une bibliotheque de manga tres sympathique. J'y achete ainsi le dernier dvd live des
diru, puis direction la gare ou je prendrai le train, avec comme derniere vision un Momo qui essaiera de me suivre par la fenetre en courant...mais quel con.
Commentaires