Samedi 25 avril 2009
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Une mise a jour, ça faisait longtemps. Motivation en moins et tout et tout, mais demain grand jour, je serai
spectateur du concert d'Envy au Glaz'art à Paris. La hâte me gagne, et afin de concocter un prochain report, j'ai decidé de revenir sur le concert de Mono du 27 mars dans la même salle.
Arrivée au Glaz'art, je remarque qu'il n'y a que peu de gens pour un concert annoncé complet. Je peux alors m'installer tranquillement devant la scène aux premieres loges.
Arrive alors One second riot, composé d'un bassiste chanteur et d'un batteur. Je me met donc en toute logique à penser que ce sera du drum'n'bass (et dans un sens, ça en est). Mon cul ! Les
premieres notes sonnent : des accords de basses furieux et melodiques, une batterie parfois deferlante mais aussi groovy que posée, et une voix autant hurlée que parlée. Bonne grosse surprise, le
groupe lance des morceaux rapides et agressifs coupés par des passages planants. Certains finiront d'ailleurs dans un déluge de samples. Le set est relativement court (normal pour une premiere
partie), mais semble être pressé par le retard de l'ouverture de la salle. J'ai eu l'occasion de revoir ce groupe à Caen au Kitsh café, et il m'a veritablement conquis. Je vous invite donc à aller
faire un tour sur leur myspace.
Attente de 20 minutes, le staff de la salle prépare le matos, et les membres de Mono arrivent sur scène pour effectuer leur derniers réglages. J'ai ainsi le droit à une vue plongeante sur les
pedaliers bien fournis des guitaristes, ce qui impressionne déja. Les deux gratteux prennent place sur leur tabouret annonçant le début du concert. L'arrivée des xylophones introduisent alors
"ashes in the snow", premiere chanson du dernier album "hymn to the immortal wind". Une chanson qui en studio est plûtot calme, préparant l'écoute de l'album. Son rôle au concert sera le même. Les
nappes sonores enveloppent alors les corps dans un autre monde. Le son de la ou j'etais etait tout simplement parfait, clair et planant. Arrive la montée, et les effets de guitares creent la
premiere explosion sonore du concert (et il y'en aura beaucoup). La violence est bien plus présente qu'en studio, mes oreilles en ont d'ailleurs des secquelles (protegez vous ! on ne le dit pas
assez). Puis vient "Burial at sea" et sa mélodie tout simplement parfaite. Les frissons continuent de s'exercer sur mon corps au gré de l'intensité. Comme presque toutes les chansons, l'explosion
sonore vient, tandis que le guitariste en face de moi (Goto il me semble) bondit de son tabourant, l'envoyant valser, pose sa guitare encore resonnante pour trifouiller son pedalier, en pleurs. La
vision mélée au son est purement intense. Vient ensuite la "courte" "Follow the map", constituant une sorte de petite pause piano/guitares. Sonne "Yearning" faisant battre mon coeur de plus en plus
fort. La montée, suivie de la courte pause coupée par l'explosion fut pour moi le meilleur passage du concert. Mon cou s'en souvient..."Pure as snow" ne déroge pas a la regle du crescendo,
rappellant la structure de "Burial at sea" mais possedant une intensité plus forte pour ma part. Deuxième ancienne chanson du set, "Halcyon" nous transportera dans les méandres des rêves, nous
projetant dans les airs afin de mieux nous renvoyer sur terre dans un sentiment d'ecrasement. "The battle to heaven" suivra d'ailleurs le même segment (son titre ne pouvait que le presager), une
autre melodie parfaite montant aux cieux, pour enchainer sur la triste derniere "Everlasting light". Sachant que c'est la derniere, l'intensité n'en est que plus forte. Je me laisse monter par
cette hymne aux ailes eternelles, jusqu'aux notes finales de la destruction sonore. Le groupe quittera alors la scène sans presque un regard vers le public. Seul le batteur se levera, prendra une
photo des spectateurs présent, et les saluera. Nous ferons le plus de bruit pour un eventuel rappel, mais rien. Peu importe, je venais de me manger le concert le plus frissonnant et planant de ma,
jusque la, courte vie. J'achete alors un tee-shirt et poster, et je m'en vais vers le metro, sans être pour autant revenu dans le monde réel.
Petit(s) bémol(s), les photographes parfois un peu trop oppressant et ne permettant une entiere entrée dans la prestation, et un set trés axé sur le dernier album. "Moonlight" et d'autres
n'auraient pas été de trop...m'enfin, l'album venait de sortir, il était normal d'en faire la promo...
Mono est donc plus qu'un concert, c'est une experience sonore que je vous souhaite de vivre !
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